Une vaccination systématique réduirait de 50% les cancers utérins

Une vaccination systématique contre les papillomavirus humains (VPH) entre 12 et 45 ans pourrait réduire l’incidence des cancers utérins de moitié, selon une étude de chercheurs américains basée sur un modèle mathématique, publiée samedi.

Selon ce modèle, une vaccination anti-VPH dès l’âge de 12 ans et jusqu’à 45 ans, en réduirait le taux de 53 à 76% pour les jeunes filles de 19 ans, de 34 à 67% pour les femmes de 25 ans, de 34 à 63% pour celles de 35 ans et de 29 à 55% pour celles âgées de 45 ans.

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Ce modèle part de l’hypothèse d’un taux de vaccination de 100%, ce qui paraît irréaliste aux Etats-Unis, relèvent les auteurs de ces travaux présentés au premier jour de la 48 Conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC) réunie à Washington.

Les trois-quarts des cancers du col de l’utérus sont provoqués par des virus VPH transmis sexuellement.

Le vaccin mis au point par le laboratoire américain Merck, appelé Gardasil, peut protéger à 95% contre les souches de type 16 et 18 du HPV qui sont à l’origine de 70% environ de tous les cas de cancer utérin.

Le Gardasil, premier vaccin contre les VPH, a été autorisé par l’agence américaine des médicaments (FDA), en juin 2006, et confère aussi une protection contre les souches de type 6 et 11 responsables des verrues des organes génitaux.

La FDA (agence américaine des médicaments) a approuvé le Gardasil pour les jeunes filles et femmes entre neuf et 26 ans mais Merck cherche à obtenir un élargissement de cette autorisation au-delà de 26 ans.

Les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommandent à la discrétion des parents de vacciner les très jeunes filles dès l’âge de neuf ans, ce qui est controversé aux Etats-Unis dans les milieux religieux conservateurs.

Une vaccination de « rattrapage » est aussi recommandée entre 13 et 26 ans.

Warner Huh, de l’Université d’Alabama (sud), le principal auteur de cette étude a également inclus dans son modèle, les données des essais cliniques de Cervarix, le vaccin concurrent du laboratoire britannique GlaxoSmithKline venu plus tard et qui a déjà été approuvé par les autorités européennes des médicament mais pas encore par la FDA.

Selon le modèle, Cervarix donne une protection de 95% contre les VPH de type 16 et 18 et près de 30% contre toutes les autres souches.

Le papillomavirus humain

Le papillomavirus humain

© 2008 AFP

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