Egypte-Algérie : les Pharaons évitent les médias

Aujourd’hui à Benguela, la demi-finale de la CAN-2010 entre l’Egypte et l’Algérie. Malgré la qualification de l’équipe égyptienne au dernier carré d’as, la presse n’est pas tendre avec le sélectionneur Shehata.

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C’est ainsi qu’une chaîne de télévision a montré des images du fils de l’entraîneur descendant du bus de l’équipe nationale. «Que fait-il avec les joueurs ? Même s’il est le fils de Shehata, il n’a pas le droit à tant de privilèges », s’est indigné le présentateur.

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L’hôtel Luso est un 3 étoiles situé à l’entrée est de la ville de Benguela. Sa particularité durant cette Coupe d’Afrique des nations est qu’il abrite les doubles champions d’Afrique, sacrés en 2006 au Caire et en 2008 au Ghana. Le terme Luso fait référence à la lusophonie. C’est là où les troupes de Shehata vivent depuis le 6 janvier dernier. Leur QG, en plein centre-ville, est depuis quarante huit heures un endroit difficile à approcher.

C’est si vrai que les passants se font rabrouer avant d’atteindre la ruelle qui traverse la rue Almeida-Santos. Les journalistes, eux, sont chassés plus loin. Les responsables de la délégation égyptienne ont même signifié à la presse de leur pays qu’elle n’est pas la bienvenue dans le camp de «concentration» des Pharaons. Quid des Algériens qui ont tenté une incursion mardi soir. Certains ont fini par comprendre que «l’Egypte ne compte pas se frotter à tout ce qui ressemble à un Algérien», signifiera un des nombreux vigiles stationnés autour de la résidence des Égyptiens.

Des bribes d’information sont rapportées par des employés de l’hôtel à l’instar de ce quartier libre accordé, mardi matin, par Shehata à ses joueurs, partis du côté du port prendre l’air. La tension est perceptible donc dans tous les faits et gestes des Égyptiens. Leur programme d’entraînement est entouré de la plus grande discrétion. Le responsable média de la CAF, le Malien Jibril Traoré, sollicité pour donner des précisions à propos de ce black-out, fera juste savoir qu’il va transmettre à qui de droit.
«Je vais signaler cette anomalie à mes supérieurs à Luanda.» Les quelques journalistes égyptiens rencontrés à l’hôtel Mombaka signalent qu’eux non plus ne sont pas «les bienvenus chez les joueurs de Shehata». Pour une fois, journalistes égyptiens et algériens se sentaient embarqués dans la même «galère». A qui profite le black-out ?

M. B.

Hassan Shehata

Hassan Shehata

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